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Jusqu’au XXᵉ siècle, la sphère politique était exclusivement masculine. Même les grandes révolutions, comme celle de 1789, ont laissé les femmes de côté. La Déclaration des droits de l’Homme n’envisageait pas les femmes comme des citoyennes à part entière. L’idée dominante était que leur rôle était uniquement réservé à la famille, et que la politique était une affaire "d’hommes", de raison, de guerre, donc hors de leur portée.
En réalité, cette exclusion était surtout une façon de conserver le pouvoir aux hommes. Et certaines femmes l’ont bien compris, refusant alors de rester silencieuses face à cette situation.
Dès le XIXᵉ siècle, des femmes comme Olympe de Gouges, Hubertine Auclert ou Jeanne Deroin s’élèvent contre cette injustice. Elles écrivent, manifestent, créent des journaux, parfois au prix du ridicule ou de la répression. Leurs idées mettent du temps à naître, mais elles ouvrent la voie à une prise de conscience collective.
Dans d'autres pays, les choses avancent plus vite. La Nouvelle-Zélande accorde le droit de vote aux femmes en 1893, suivie par la Finlande, la Norvège, les États-Unis ou encore la Turquie. La France, pourtant patrie des Droits de l’Homme, traîne. Il faudra attendre la fin de la Seconde Guerre mondiale pour que les choses changent.
En 1944, dans le contexte de la Libération, l’ordonnance du général de Gaulle accorde enfin le droit de vote aux femmes. Une reconnaissance d’un combat, mais aussi d’un engagement profond. Durant tout le long de la guerre, les femmes ont prouvé leur courage dans la Résistance, dans les usines, dans les soins. Il était devenu difficile de justifier leur exclusion du champ politique par la suite.
Le 29 avril 1945, elles votent pour la première fois. Un moment historique, trop peu enseigné, mais qui marque un tournant décisif dans la démocratie française.
Le droit de vote des femmes semble acquis. Cependant, l’égalité réelle reste encore un grand défi. L'équité dans les instances politiques est encore loin d’être atteinte. Les femmes sont sous-représentées dans plusieurs fonctions électives, souvent confrontées au sexisme ou à des obstacles à leur engagement.
Dans certains pays, ce droit est encore fragile ou inexistant. Par ailleurs, même là où le droit de vote des femmes est inscrit dans la loi, il ne garantit pas toujours une voix égale dans les faits.
Célébrer les 80 ans du droit de vote des femmes représente une réelle fierté pour toutes les femmes. Se commémorer que chaque droit acquis peut être remis en cause. C’est honorer celles qui ont osé défier l’ordre établi, souvent dans l’indifférence ou la solitude totale.
Enfin, cette journée d’hommage a pour objectif de rappeler aux nouvelles générations, femmes et hommes, que la démocratie ne se limite pas uniquement au vote, mais qu'elle se construit dans la participation active, dans l’écoute des voix minoritaires et dans le refus de toutes les formes d’exclusion.
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